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La capacité potentielle de construction de logements au Canada

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Écrit par Québec habitation

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a publié un article qui s’intéresse à la capacité potentielle de construction de logements au Canada.

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) seconde cette dernière à savoir que pour augmenter la productivité dans le secteur de la construction résidentielle au Québec et au Canada et atteindre les ambitieux objectifs de nouvelles unités d’ici 2030, nous devons poursuivre la discussion sur la façon dont la réglementation municipale et provinciale peut stimuler davantage la création de logements.  

Les annonces faites récemment dans le cadre du Plan du Canada sur le logement sont encourageantes. Maintenant, c’est à Québec d’agir pour relancer les mises en chantier.

Voici les priorités : 

  • Mettre en place un plan d’action gouvernemental en habitation avec des cibles, des actions à court terme et des chantiers pour définir des mesures porteuses à moyen et à long termes;  
  • Accorder l’exemption de la taxe de vente du Québec (TVQ) sur les immeubles locatifs neufs;  
  • Aider les municipalités en créant un fonds d’infrastructures gouvernementales et municipales; 
  • Mettre en place des mesures favorisant l’accès à la propriété;  
  • Soutenir la rénovation du parc locatif privé.

Par ailleurs, au sujet de la réglementation, l’APCHQ a fait des recommandations en matière de polyvalence et de mobilité de la main-d’œuvre dans son mémoire et lors de son passage en commission parlementaire pour le PL 51 : 

  • Créer une polyvalence ouverte à tous les travaux de finition afin de reproduire, dans le secteur résidentiel, la même polyvalence qui s’applique aux activités de finition réalisées sur des projets non assujettis à la Loi R-20; 
  • Permettre la pleine mobilité dans les régions limitrophes pour le secteur résidentiel, sans limitation au statut ou au nombre d’heures travaillées. 

Pour consulter l’étude de l’APCHQ

Concernant la main-d’œuvre, l’industrie requiert des travailleuses et travailleurs qualifiés pour garantir une productivité optimale. Actuellement, 75 % des travailleuses et travailleurs arrivent sur le marché par bassins, c’est-à-dire sans la formation requise, nécessitant un accompagnement de compagnons sur le terrain pour terminer leur apprentissage.  

Cependant, selon les données de Statistiques Canada pour 2023, il manque plus de 12 000 travailleuses et travailleurs dans l’industrie. Pour y remédier, l’APCHQ prône une formation initiale et une formation par expérience sur les chantiers. De plus, elle souhaite aussi qu’une formation en rénovation soit développée et valorisée. Elle travaille en ce sens depuis deux ans en collaboration avec des centres de formation. 

Enfin, l’APCHQ soutient la mise en place des formations accélérées instaurées en octobre dernier par le gouvernement du Québec permettant à terme de recruter de 4 000 à 5 000 travailleuses et travailleurs. Ces formations font partie des mesures d’attraction et de rétention et contribuent à favoriser une main-d’œuvre compétente sur les chantiers.

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