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Votre concurrence utilise déjà l’IA… et vous ? 

Écrit par Québec habitation

L’intelligence artificielle (IA) est désormais présente partout. On en parle dans les médias, dans les réunions, dans les appels d’offres et, de plus en plus, sur les chantiers. Pour plusieurs entrepreneur·e·s, le sujet suscite à la fois curiosité et prudence. On peut craindre de perdre le contrôle avec l’arrivée de nouveaux outils technologiques et de voir diminuer la valeur de notre expertise. Ces préoccupations sont normales devant toute innovation. Il demeure toutefois essentiel de rappeler que l’IA n’a pas vocation à remplacer l’humain, mais à l’appuyer.

Lors d’un atelier consacré à l’IA dans le cadre du Congrès 2025 de l’APCHQ, les participant·e·s ont formulé un constat clair. La question n’est plus de savoir si l’on utilisera l’intelligence artificielle, mais plutôt comment l’adopter. Le réel enjeu consiste à l’intégrer de façon réaliste, rentable et sécuritaire, sans compromettre la qualité du service ni la valeur de l’accompagnement offert. 

Un levier de productivité 

On associe parfois l’IA aux grandes organisations, aux spécialistes de la donnée ou aux entreprises hautement numérisées. Or, de nombreuses petites et moyennes entreprises peuvent aussi en tirer profit, puisqu’elles consacrent encore un temps considérable à des tâches répétitives comme la gestion administrative, le tri de documents, la rédaction, la recherche d’information, la saisie de données ou le suivi des coûts. 

Dans ce contexte, l’IA peut contribuer à réduire les erreurs, à accélérer les flux de travail et à libérer du temps pour les activités à plus forte valeur ajoutée. On observe notamment des gains de productivité importants, de 20 % à 28 %, selon des données compilées par l’APCHQ. Cette amélioration s’explique notamment par : 

  • La diminution des erreurs et des doublons 
  • Une meilleure collaboration entre les outils numériques et les équipes 
  • L’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée 

Au-delà des chiffres, l’IA a aussi un effet concret sur l’organisation du travail. En automatisant certaines tâches, elle permet aux entrepreneur·e·s de dégager du temps pour superviser les chantiers, améliorer la qualité des travaux et renforcer la relation client. 

Une technologie plus mature qu’on le pense 

L’intelligence artificielle permet d’automatiser des irritants récurrents. Ce sont des problèmes « de base » qui coûtent cher, parce qu’ils mobilisent du temps et des ressources, sans qu’une solution simple ne s’impose. Voici quelques exemples, fréquemment observés en entreprise, pour lesquels l’IA peut apporter un soutien. 

  • Lecture et traitement automatisé des factures, avec intégration au système comptable ou à un progiciel de gestion intégré.  
  • Appui à la rédaction de soumissions et de devis 
  • Analyse de documents et extraction d’informations clés 
  • Optimisation de l’affectation de la main-d’œuvre ou des ressources 
  • Tri et repérage d’appels d’offres réellement pertinents, selon l’historique de l’entreprise 

L’approche la plus efficace consiste à amorcer l’intégration de l’intelligence artificielle à partir de cas d’usage concrets, proches du quotidien et faciles à mesurer. Ces premières réussites permettent de démontrer rapidement la valeur créée et de favoriser l’adhésion des équipes. 

Quand l’IA passe de l’assistant à l’exécutant 

On entend de plus en plus parler d’agents. Un agent est une IA qui ne se limite pas à répondre à une question. Il exécute, avec un certain degré d’autonomie, une suite d’actions à partir d’une demande formulée par l’utilisateur. 

L’intérêt est qu’il devient possible de faire collaborer plusieurs agents, simultanément, sur un ou plusieurs projets. Par exemple, ils peuvent soutenir la sélection d’appels d’offres, la rédaction initiale, l’estimation et la préparation de documents, tout en maintenant des étapes de validation humaine. 

Sécurité et confidentialité  

Une préoccupation des entrepreneur·e·s qui revient souvent est de se demander : si on alimente une IA avec nos données, deviennent-elles publiques? Dans la majorité des déploiements, la réponse est non. 

Dans les projets d’entreprise qui s’appuient sur des outils comme Microsoft Copilot, des assistants connectés à SharePoint ou d’autres solutions d’intégration, le fonctionnement se fait généralement en circuit fermé. Cela signifie que les données demeurent la propriété de l’entreprise et ne servent pas à entraîner un modèle public. Les droits d’accès restent gérés selon les contrôles habituels de l’organisation, notamment par l’équipe des TI. 

Cela dit, la confidentialité repose aussi sur les pratiques internes. Il est essentiel de former les équipes à l’utilisation des outils autorisés et d’éviter, par exemple, de copier-coller des informations sensibles dans une solution externe non approuvée, notamment une solution gratuite. Il est donc recommandé d’accompagner le changement, de préciser les usages permis et de mettre en place, dès le départ, des règles claires et simples. 

Commencer petit, mais commencer maintenant 

En conclusion, l’IA n’est pas une baguette magique. Elle ne donnera pas des résultats parfaits dès le départ et son utilisation demande une période d’ajustement selon la réalité de l’entreprise. Cela dit, son principal avantage est d’améliorer sensiblement l’efficacité d’une tâche, parfois de 40 %, 60 % ou même 80 %. C’est déjà d’un gain considérable. 

Si vous souhaitez amorcer l’intégration de l’intelligence artificielle, la meilleure stratégie consiste à avancer progressivement. Commencez par quelques usages prioritaires afin d’obtenir des gains rapides, puis consolidez l’adhésion et les pratiques internes avant d’élargir l’IA aux activités quotidiennes. 

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Québec habitation

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