Matériaux et outillage Technique

Bien choisir un système de coffrage isolant

Marco Lasalle
Écrit par Marco Lasalle

Dans la quête de méthodes performantes et durables de façons de construire, plusieurs offres sont disponibles sur le marché. Parmi les options envisageables, notons les systèmes de coffrage isolant.

Voici les principaux éléments à regarder avant d’arrêter son choix sur un système de coffrage isolant plutôt qu’un autre.

À première vue, les différents types de systèmes de coffrage isolant peuvent se ressembler. On pourrait n’y voir que de simples blocs « Lego » de polystyrène qu’il suffit d’empiler et de remplir de béton. Rien n’est plus faux ! Si plusieurs caractéristiques peuvent être similaires entre deux systèmes différents, chacun possède tout de même des caractéristiques qui lui sont propres.

Matériau de base

Là où les différents systèmes se ressemblent, c’est dans la nature du matériau employé, le matériau de base étant du polystyrène expansé (PSE). Toutefois, il faut savoir que tous les polystyrènes expansés n’offrent pas la même résistance thermique pour une même épaisseur.

Certains manufacturiers ajoutent des particules de graphite. Peu importe le manufacturier d’isolant, lorsque des particules de graphite sont ajoutées pour améliorer la valeur isolante du polystyrène, il s’agit d’un produit nommé Neopor, qui a été développé et produit par la compagnie BASF. Il est donc important de prendre en considération la valeur thermique du système que l’on désire utiliser. Pour cela, il suffit de consulter la fiche technique des blocs convoités.

Bien que certains systèmes comportent une âme métallique (aussi appelée entretoise ou treillis, selon le manufacturier), la majorité des systèmes disponibles au Québec comporte une âme en polypropylène. Le métal étant sujet à l’oxydation, l’utilisation d’une âme en polypropylène est un net avantage. Les âmes jouent plusieurs rôles dans les coffrages en béton isolant (CBI). Elles servent à relier les panneaux isolants intérieurs et extérieurs, et jouent le rôle de chaises pour la disposition des barres d’armatures et de fond de clouage pour les finis, et ce, tant du côté intérieur qu’extérieur.

Forme des blocs


Les blocs plus longs permettent de réduire le temps d’installation. Économie de temps sans compromettre la qualité.
Photo : Polyform

Du côté des principales différences, la forme des blocs en est une importante. Il y a encore plus de modèles de blocs et de systèmes sur le marché qu’il n’y a de manufacturiers. Idéalement, les blocs devraient être le plus long possible. Certains manufacturiers offrent des blocs de 48 po, alors que d’autres proposent des blocs pouvant aller jusqu’à 96 po, donc deux fois moins de blocs à installer et une plus grande rapidité d’installation.

Certains blocs ne peuvent s’emboîter que dans un sens, alors que d’autres sont réversibles, c’est-à-dire qu’ils peuvent s’emboîter dans un sens comme de l’autre, ce qui diminue le temps pose et réduit les risques d’erreur.


Bloc avec coins à 90 degrés.
Photo : Polyform

Les systèmes qui utilisent moins de formes de blocs procurent également un grand avantage. Plus il y a de formes différentes de blocs à utiliser sur un chantier, plus grand est le risque d’erreur et le risque d’avoir trop de blocs d’une même forme, alors qu’il pourrait en manquer d’une autre.

Distribution et service après-vente

Finalement, il est important de considérer la distribution et le service après-vente. Lorsqu’on débute avec le CBI, il est préférable de compter sur une équipe d’experts pour nous soutenir dans l’apprentissage de cette technique de construction. Bien que les CBI soient assemblés par des charpentiers-menuisiers, la comparaison avec une structure traditionnelle à ossature de bois s’arrête ici. En charpente de bois, les structures érigées sont de type « plate-forme », alors que les CBI sont de type « claire-voie ».

CHARPENTE À PLATE-FORME
Type de charpente dans lequel les structures de plancher de chacun des étages sont déposées sur la sablière du mur inférieur, et dont la lisse de l’ossature murale est installée sur le dessus du plancher. L’assemblage des structures de planchers (poutrelles et sous-plancher) repose, telle une plate-forme, sur les murs porteurs inférieurs.

CHARPENTE À CLAIRE-VOIE
Méthode de construction où les éléments porteurs se prolongent d’une seule venue depuis la lisse d’assise des fondations jusqu’au toit. Les structures de plancher sont ancrées aux murs, généralement à l’aide de lambourdes, et non déposées à la tête de ceux-ci.

Certains manufacturiers offrent de la formation et de l’accompagnement en chantier pour les premiers projets, d’autres du soutien technique par téléphone. Finalement, certains se contentent de distribuer le produit sans aucun soutien technique, ni suivi.

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