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Construction : pourquoi est-ce difficile de trouver un assureur?

Depuis plusieurs années, le secteur de la construction au Québec va bon train, et ce, malgré le manque de main-d’œuvre et la pandémie. En 2020, le Québec a même connu une année record de mises en chantier résidentielles. C’est évidemment une excellente nouvelle pour l’économie québécoise.

Malgré cela, le domaine de l’assurance en construction, quant à lui, n’est pas aussi rose. De nombreuses entreprises en construction ont de la difficulté à s’assurer. D’autres ont vu leurs primes d’assurance doubler lors du renouvellement. Ces deux problématiques sont en grande partie liées à ce qu’on appelle, dans le jargon de l’assurance, un marché « dur ».

Tout d’abord, un marché dur se définit par un marché où les primes sont plus élevées et l’offre des assureurs moins importante. Depuis plusieurs années, les assureurs se montrent beaucoup plus sélectifs dans leur appréciation des risques. La première raison expliquant ce durcissement est la fréquence accrue des sinistres ainsi que la hausse du coût des réclamations. Ces deux éléments ont évidemment un impact direct sur la rentabilité des assureurs.

La deuxième raison est liée au manque d’assureurs. Dans un contexte où « les dix plus importants assureurs ou groupes d’assureurs présents dans le secteur de l’assurance de dommages au Québec ont recueilli 76,1 % des 10,5 G$ de primes directes souscrites[1] », la concentration du marché contribue à réduire les options pour les courtiers. La troisième raison peut être expliquée par le faible taux d’intérêt actuel. Ce faible taux d’intérêt diminue les rendements de placement et d’investissement des assureurs ayant pour effet d’entraîner une réduction de leur capacité à absorber certains risques. Bien que ce marché dur soit un phénomène cyclique, celui-ci amène plusieurs conséquences pour les entreprises.

Il faut comprendre que les assureurs établissent toujours leurs normes de souscription en prenant compte du risque. Dans un marché dur, ceux-ci vont resserrer leurs normes de souscription et se retireront des marchés où il y a le plus de réclamations. Donc, si une entreprise réalise des travaux de toiture ou de plomberie par exemple, il est fort possible que l’offre ne soit pas très grande. C’est une première conséquence difficile à accepter pour les corps de métier exécutant des travaux plus spécialisés. Dans le même ordre d’idées, il sera plus difficile pour une nouvelle entreprise de trouver de l’assurance étant donné que le manque d’expérience augmente le risque pour l’assureur. Les assureurs d’un marché dur intégreront des conditions plus strictes et chargeront des primes plus élevées qu’auparavant, toujours dans le but d’éviter les réclamations et d’augmenter leur rentabilité.

De son côté, le cabinet en assurance de dommages Centrex de l’APCHQ est toujours à l’écoute de ses membres et offre des solutions exclusives. À titre d’exemple, Centrex pourra assurer une nouvelle entreprise qui se lance en affaire, si certaines conditions sont respectées.

[1] AUTORITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS, Rapport annuel sur les institutions financières 2018.

En collaboration avec Centrex – Cabinet en assurance de dommages

À propos de l'auteur

Centrex - Cabinet en assurance de dommages

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